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Est-ce que je suis devenue « healthy » ?

Hello les végens,

J’espère que vous allez bien ? Cela fait environ deux mois que je ne me suis pas manifestée sur le blog ou sur YouTube. Une belle pause pour me recentrer sur mon mode de vie et me remettre en question par rapport à mon alimentation.

Retour sur mon premier article : Le « healthy » : un comportement sain qui fait du mal

Mon premier article sur ce blog, qui date de fin 2015, traitait de la mode « healthy » et de tout ce qu’elle pouvait engendrer : Troubles du Comportement Alimentaire (TCA), frustrations, informations contradictoires, grossophobie, etc.

Lorsque je relis mon article, je ressens beaucoup de rage. La rage d’avoir souffert, la rage d’avoir vécu des années avec des compulsions alimentaires et la rage d’avoir vu l’alimentation comme ma première ennemie.

Je me revois sortir des crises d’hyperphagie grâce au livre Maigrir sans régime du Docteur Zermati, je me souviens de la délivrance qu’a été cette lecture et sans ce livre je n’en serais pas là aujourd’hui. Il m’a permis d’avoir une relation sereine avec la nourriture. Depuis, je suis reconnectée avec mes sensations alimentaires et je m’écoute toujours. 

Je conseille ce livre à toutes les personnes qui ne savent pas différencier la faim de l’envie de manger, qui ne savent pas quand s’arrêter, qui ont peur de ressentir la faim, qui sont obnubilées par les injonctions alimentaires (aliments interdits vs aliments autorisés), qui souffrent de compulsions, etc. Bref, à toutes celles qui ne sont pas en paix avec la nourriture.

Alors, qu’est-ce qui a changé ?

Si vous me suivez sur les réseaux, et d’autant plus si c’est depuis le début, vous avez dû remarquer quelques changements depuis quelques temps.

Du kéfir dans mon verre, des graines germées sur mes assiettes, des purées d’oléagineux dans mes vinaigrettes, des Buddha Bowls qu’on ne compte plus, des farines étranges comme la farine de souchet dans mes cookies, de la protéine en poudre dans mes pancakes…

Ça a été un changement sur le long terme en réalité. Avec ma reprise du sport en 2016, je commençais déjà à vouloir trouver des informations fiables sur l’alimentation végétale tout en gardant l’équilibre me permettant de ne plus faire de crises compulsives.

Quand je parle d’informations fiables c’est que je continue de constater qu’on trouve beaucoup de mauvaises informations sur l’alimentation. D’autant plus sur l’alimentation végétalienne où tout le monde décide de se faire son propre avis sur ce qu’il est finalement bon de consommer. Entre les frugivores qui font des overdoses de bananes après 3 ans d’hypoglycémie, les personnes qui ne jurent que par les glucides et qui s’enfilent 3000 kcal de pâtes à la sauce tomate sucrée sans se rendre compte que ça n’a aucun sens, les personnes qui, a contrario, diabolisent les glucides et vont te clamer que le gras c’est la vie et que tu peux user et abuser de l’huile d’olive sans problème.

Tout cela sonne comme un régime. A chaque fois, un ou des macronutriments (glucides/lipides/protéines) est mis de côté. Et pendant longtemps je me suis demandé s’il fallait que je privilégie les glucides ou les lipides alors que la clé de l’alimentation équilibrée est finalement dans son nom : l’équilibre, l’équilibre des macronutriments. Les protéines sont les principales composantes des structures de toutes les cellules du corps humain, les lipides fournissent de l’énergie et participent notamment à la synthèse de vitamines dites liposolubles et les glucides fournissent de l’énergie aux cellules du corps humain. On comprend vite qu’aucun de ces groupes n’est à mettre de côté !

Au lieu de bousculer cet équilibre, je me suis plutôt intéressée à la qualité de ce que je mangeais. Des reportages comme La santé dans l’assiette et What The Health, des livres comme Eat de Gilles Lartigot, des YouTubeuses comme Mail0ves ou Amandine Lescuyer et dernièrement le programme Vegan Treening Nutrition de Treening Life m’ont aidés à répondre à mes questions.

Les micronutriments (vitamines, minéraux…) sont, bizarrement, beaucoup moins mis en avant. Si on s’intéresse au régime Dukon, euh Dukan pardon, monsieur n’en a rien à faire de supprimer les micronutriments présents dans les végétaux hein. Non, non, mangeons des surimis, c’est beaucoup plus intéressant (spoiler alert : NON). Et pourtant, les micronutriments jouent une place essentielle pour nous fournir de l’énergie. C’est quand même ce que je cherche personnellement, être en accord avec mon alimentation ET péter la forme (et non pas péter parce que j’ai mangé trop de haricots rouges, oh ça va, c’était facile :D) ! Enfin, je ne sais pas vous mais me sentir léthargique après un repas c’est quelque chose dont j’ai horreur.

Donc, concrètement : qu’est-ce que je bouffe ?

Tout ce qui est végétalien. Voilà, merci, au-revoir. Non plus sérieusement, je ne m’interdis RIEN qui ne soit pas végétal mais, au quotidien, je fais plus attention à la qualité nutritionnelle de ce que je mange ! Je privilégie les aliments bruts et non transformés.

Avec l’arrivée de produits industriels véganes dans les supermarchés et en magasin bio, je finissais par avoir toutes les semaines des similis-carnés et des fromages végétaux dans mon réfrigérateur. Je reproduisais les mêmes erreurs que lorsque je n’étais pas végane. A une époque, avec mes crises d’hyperphagie je mangeais plutôt très mal : pizzas surgelées toutes les semaines, pain au lait pour le petit-déjeuner (conseillé à l’époque par une diététicienne :o), gâteaux, surimis, pommes dauphines, pain de mie, etc. Alors oui, je cuisine beaucoup plus depuis que je suis végane mais je ne savais pas si bien équilibrer mon assiette que ça. D’ailleurs si tu te demandes comment équilibrer une assiette végétale, je te laisse la vidéo de Treening Life à ce sujet.

Mon principal point faible dans le fait-maison était que j’abusais un petit peu trop de l’huile. L’huile qui sert à faire revenir les légumes, l’huile dans la pâte à quiche, l’huile dans la salade, l’huile dans le fromage végétal… Bien sûr, il n’est pas question de supprimer les lipides ! J’ai juste veillé à diminué l’huile (notamment pour faire revenir les légumes, ce n’est pas toujours primordial pour les rendre goûteux) et je privilégie les huiles très riches en oméga 3 (lin, chanvre ou cameline), les avocats et les beurres d’oléagineux. Ces derniers sont plus coûteux mais présentent une meilleure qualité nutritionnelle. Ils sont riches en fibres et en vitamines. Si les beurres d’oléagineux sont crus c’est comme si vous mangiez vos oléagineux à la croque. Personnellement, je n’ai jamais apprécié picorer des amandes au goûter, par contre une jolie cuillère à soupe dans une sauce de salade avec de la moutarde et du vinaigre de cidre, c’est tout de suite plus sympa ! Pour mes autres sources de lipides, je veille aussi à incorporer des graines (lin moulu, chia, courges, tournesol, sésame, pavot…) dans mes plats. On les oublie souvent mais là encore ce sont de très bonnes sources de micronutriments et d’acides-gras essentiels.

Concernant les glucides, je privilégie les céréales complètes ou semi-complètes. J’essaie de varier davantage du riz ou des pâtes, en me tournant vers le kamut, le petit-épeautre, l’avoine, le millet, le sarrasin… J’aime consommer aussi des pommes de terre en privilégiant la cuisson vapeur et les patates douces qui ont un faible index glycémique et un goût très prononcé que j’adore ! Je mange d’autres bons glucides tels que les fruits en dessert, au petit-déjeuner et/ou au goûter. J’évite de consommer des gâteaux industriels (même bio et véganes) et je fais moins de gâteaux aussi. Je me suis rendue-compte que je n’étais pas une grande accro au sucre. Je peux passer des journées sans avoir envie de manger quelque chose de sucré. Je savais déjà que je n’aimais pas trop les pâtisseries et ce depuis toute petite. Ma mère galérait pour les gâteaux d’anniversaire, je n’aimais que la brioche ou les tartes aux fruits. Tu pouvais me passer un éclair au chocolat sous le nez que ça ne me faisait rien. Et lorsque j’ai envie d’un gâteau, je peux choisir d’en faire un sans me poser de questions (notamment mon délicieux marbré dont vous êtes nombreux.ses à vous offusquer de la quantité de sucre ^^) ou de privilégier des recettes plus intéressantes en termes de nutriments avec de la farine complète, du sucre de coco et des beurres d’oléagineux. Équilibre dans l’assiette mais surtout dans la tête. Comme je vous le disais, la restriction mène à la perte de contrôle et on ne veut pas ça !

Pour les protéines, j’opte pour des légumineuses (haricots secs, pois chiches, lentilles, pois cassés…) mais aussi du seitan, du quinoa, des protéines de soja texturées, du tofu et du tempeh. Je fais mon seitan moi-même et je préfère acheter du tofu nature que j’agrémente selon mes envies. Comme je pratique une activité sportive, qui plus est la musculation, j’ai un apport un peu plus élevé en protéines qu’une personne sédentaire. Et pour combler cet apport sans avoir besoin de m’enfiler 150 g de seitan à chaque repas, il existe quelque chose d’assez merveilleux : les protéines en poudre végétales ! Je prends celles de la marque Nu3 car elles ont l’avantage d’avoir une bonne composition, un goût pas trop dégueu (je n’ai goûté que celles au chocolat) et un prix super abordable (20 euros le kilogramme sans compter les codes promos apportés par les partenaires alors que d’habitude c’est plus 45 euros le kilogramme :o).

Et évidemment : les légumes. Qui sont la base d’une alimentation végétale équilibrée. On n’oublie pas de se supplémenter en vitamine B12 aussi (je prends les comprimés Veg1 pour avoir aussi une source d’iode et de vitamine D3). Et j’aime apporter des petits plus : sel de l’Himalaya, curcuma associé au poivre, épices et herbes en tout genre, jus de citron, vinaigre de cidre, moutarde, fruits séchés, levure maltée, algues, miso, tamari, graines germées …

Voilà pour ce qui est des grandes lignes de mon alimentation actuelle. Ça peut sonner comme des règles alimentaires mais cette alimentation me convient et je n’aurais aucun intérêt à mentir là dessus. Je pense à mon équilibre psychologique avant tout.

Et pourquoi les Buddha Bowls ? 

Ouais je dédie carrément une partie aux buddha bowls, parce que j’ai envie et que c’est mon blog après tout.

Alors déjà c’est quoi les Buddha Bowls et pourquoi je mange souvent comme ça ?

Les Buddha Bowls sont des assiettes 100 % végétales qui se composent d’une partie légumes (cuits et/ou crus), céréales, légumineuses et d’une source de lipide : oléagineux/graines/avocat. D’ailleurs Mail0ves en a consacré une vidéo.

Ils offrent plusieurs avantages : très complets, pratiques, goûteux, peu ennuyeux, simples et économiques.

Très complets car toutes les familles d’aliments nécessaires à une alimentation végétale équilibrée y sont présentes. Pratiques car je peux cuire mes légumes, légumineuses, céréales à l’avance et pré-découper mes crudités en les disposant dans des boîtes hermétiques pour plusieurs repas. Goûteux et peu ennuyeux car on peut diversifier quasiment à l’infini, jouer avec les épices, les saveurs et les textures. Simples car cuire son riz, ses lentilles et ses légumes séparément, c’est une façon de cuisiner des plus simples. Economiques car les légumes, céréales et légumineuses ne coûtent pas chers. Les lipides sont ce qui coûtent le plus cher mais une cuillère à soupe d’huile ou une poignée d’oléagineux suffisent par personne.

Je vous livrerais bientôt mes trois recettes de sauces préférées pour les Buddha Bowls ! Ouais car, j’allais oublier mais, tout l’intérêt des Buddha Bowls c’est d’avoir une sauce :D.

L’avenir du blog et de la chaîne YouTube ?

Si j’ai décidé d’écrire cet article aujourd’hui c’est que j’avais envie de vous mettre au courant de mon alimentation. Etant donné que je vous partage principalement des recettes, il m’était inconcevable que je revienne avec des porridges sans vous expliquer les pourquoi du comment. Je ne voulais pas vous voir surpris.e.s en vous parlant de protéines en poudre, de purée de noix de coco ou de mulberries.

Ne vous y trompez pas, je ne vais pas vous proposer que des recettes à base de graines de chia non plus. J’aime toutes les cuisines et si j’ai envie de mettre 400 g de sucre dans un gâteau ça arrivera encore ! Mon souhait est de n’être étiquetée à aucune autre catégorie que celle de la cuisine végétale. Ni #pornfood, ni #healthyfood mais seulement une cuisine que j’aime manger et qui me fait plaisir. Et vu les retours positifs que j’ai sur mes recettes, je ne doute pas de votre enthousiasme pour mes futurs Buddha Bowl :D. Je ne vais pas non plus utiliser que des produits chers mais il est vrai qu’un gâteau avec des aliments complets sera toujours plus cher qu’un gâteau à base de farine blanche et de sucre blanc. Et enfin, je n’accompagnerais JAMAIS mes recettes de « il ne faut pas manger ça tous les jours quand même hihi », « c’est vraiment très équilibré » et autres « gâteaux sans culpabilité ! ». Ba oui quand même, je suis zermatisée, faut pas déconner ! Vous êtes encore libres de manger ce que vous voulez en quantité que vous voulez. Mon but ne sera jamais de vous rendre frustré.e.s par votre alimentation !

Du coup, on se dit à très vite pour des recettes toujours végétales et gourmandes mais avec quelques graines de lin au milieu ?

Bisous les végens ♥

PS : Et purée de patate douce, ça m’avait manqué de vous écrire ♡♡♡

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7 comments

    1. Merci Kathy 🙂 oui j’ai longtemps ramé et si ça se trouve ce ne sera jamais terminé, c’est difficile de s’y retrouver mais tant qu’on essaie de s’écouter au maximum c’est ce qui marche le mieux. Ce n’est pas toujours simple mais ça s’apprend petit à petit.

  1. Oh, il me tarde de voir tes recettes de sauces! Je suis une grande fan des buddha bowls, surtout la version japonaise: le donburi.Je ne me lasse pas de l’équilibre parfait de ces bols. Je sens qu’ils me font du bien quand je les mange, surtout quand ils sont sans huile et avec une bonne moitié d’avocat ^^

    J’ai adoré lire ton article et je m’y suis beaucoup retrouvée (TAC, tentations de produits transformés etc…). Et d’ailleurs c’est rigolo parce que j’ai l’impression que beaucoup de personnes ont cette prise de conscience en ce moment. Tu es la 3ème blogueuse que je suis qui entâme cette démarche. Je suis super contente car j’ai moi même commencé à diminuer l’huile (et le sel aussi mais ça c’est dur dur dur pour moi) depuis quelque temps et ce sera super de pouvoir être en phase avec mes blogueuses préférées.

    Et ça me fait penser que j’ai justement fait ton velouté aux 2 céleris ce soir, sans huile. C’est la deuxième fois que je procède ainsi pour cette soupe et franchement ça ne manque pas. C’est tout aussi crémeux et délicieux. On l’aime tellement à la maison qu’on la fait 1 ou 2 fois par mois.

    J’ai acheté le livre de cuisine How Not To Die et aussi un livre pour mon Instant Pot adoré qui m’aident à cuisiner sans huile. Ce sont de supers alliés et je vois mieux comment modifier et adapter mes recettes fétiches maintenant.

    Et quand j’ai envie d’une petite douceur bourrée de produits rafinés, je me l’accorde. Mais ça devient assez rare au final car je n’y prends plus trop de plaisir en fait.

    Par contre c’est difficile avec mon compagnon. Il n’est pas du tout vegan à la base mais il faisait des efforts à la maison et son estomac était satisfait à coup de lasagnes, burger, écrasé de pomme de terre à ‘lhuile d’olive, desserts réguliers etc… Tout était fait maison mais avec beaucoup d’huile, margarine, fromage, simili, farine blanche etc… Depuis que j’ai changé ma cuisine, il ne s’y retrouve pas car son palet et ses goûts n’on pas évolués comme les miens. Il mange omni en dehors de la maison et il aime encore beaucoup les desserts et gâteaux industriels.

    1. Hello Sandy :),

      Oh oui les donburis ! Oui avec les reportages liés à la santé végane on se rend compte que l’huile est loin d’être la meilleure source de lipide possible. On commence à avoir de vraies bonnes informations qui circulent sur l’alimentation végétale mais j’avoue que ça a été dur de s’y retrouver au début.

      Merci pour ton retour sur mon velouté 🙂 comme tu dis je suis sûre que ça ne manque pas ! La plupart du temps c’est ce que je remarque alors que j’étais la première à penser que tout allait être fade ^^

      Ca fait plusieurs fois que j’entends parler du livre How Not To Die mais est-ce qu’il a été traduit ? Car j’ai un petit peu de mal avec l’anglais et je ne le trouve qu’en version anglaise. Ce livre a l’air vraiment chouette !
      Oui c’est ça pour le sucré et les produits industriels, notre palet change et alors qu’avant j’appréciais des similis-carnés du commerce je les trouve aujourd’hui très salés en goût déjà. Même l’huile on se déshabitue car lorsqu’un plat est huileux, je le sens et franchement ce n’est pas super agréable en bouche ^^

      C’est difficile quand on a un.e partenaire qui n’est pas sur la même longueur d’onde culinairement parlant. Si je peux te donner un conseil, ce serait de cuisiner comme tu le ferais pour toi et s’il trouve ça trop simple, il peut rajouter du sel, du fromage, crème soja selon ses goûts. A la maison, ma copine est plutôt en accord avec cette alimentation et elle sale selon ses goûts et n’hésite pas à rajouter de la crème de soja quand elle en a envie par exemple 🙂

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